Janvier 2014 -Revue ASPEH nr 3
LES MAIRES DES LOGES-EN-JOSAS AU XXème SIECLE
A la veille des prochaines élections municipales, prévues en mars prochain, et suite au décès de Monsieur Claude suite au HORNUSS, ancien Maire des Loges en Josas, nous avons eu l'idée de retracer une partie de l'histoire de la Commune à travers les différents Maires qui s'y sont succédés.
Nous avons établi une première recherche qui couvre la période allant de 1900 à nos jours.
Nous établirons un second article pour la période antérieure allant de la Révolution à
1900.
Henri FELDTRAPPE (...1908)
En 1900, le Maire de la Commune est, depuis plusieurs années, Henri FELDTRAPPE.
Son histoire n'est pas banale.
Il acquiert, en 1882, le Chalet situé à l'angle du chemin du Cimetière et de la rue de Buc.
Il a pendant longtemps participé à la vie politique communale et a notamment décidé, en février 1900, l'achat d'un terrain, contigu à l'église, pour permettre la reconstruction et la rénovation de la sacristie. Ces travaux se terminent en 1902.
En 1904, il est réélu au premier tour mais refuse. Il est également élu au deuxième tour, et finalement accepte.
A l'époque, les progrès techniques et les changements sociaux n'échappent pas au village des Loges.
On note, par exemple, qu'en juillet 1905, les Logeois se plaignent des retards du train qui doit acheminer le courrier. Le Maire est obligé d'écrire au Préfet...
Le 17 mai 1908, Henri FELDTRAPPE est réélu Maire au premier tour. Il accepte mais démissionne 15 jours après. De sorte que de nouvelles élections sont organisées sept jours plus tard.
Il reste ensuite conseiller municipal.
Monsieur FELDTRAPPE décède en 1916.
Théodore CHAMPY (1908-1919)
Théodore CHAMPY est élu Maire le 7 juin 1908.
Sous son mandat, le Conseil Municipal a eu la bonne idée, pour les historiens, de lister, dans une délibération du 6 juin 1909, les différents biens mobiliers, tableaux et objets divers se trouvant dans l'église, et prêtés par des Logeois.
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On y constate que Madame veuve MENAGER avait notamment laissé à la disposition de la Commune, pour les besoins du culte, une statue de Saint Eustache et une statue du Sacré Cœur. Madame MARCO DEL PONT y avait laissé des prie-Dieu et un dessus d'autel. Monsieur BRINQUANT y avait laissé entre autres à disposition deux tableaux et un lustre.
En 1911, le Conseil Municipal crée, conformément à la loi qui l'y autorisait, une taxe municipale de 12 Francs sur les chiens.
Théodore CHAMPY est réélu Maire le 19 mai 1912.
Le 8 août 1915, en pleine guerre, le Conseil Municipal et son Maire émettent un vœu tendant à la suppression de la consommation de l'alcool sur tout le territoire français : « Le Conseil Municipal, considérant que les progrès toujours croissants de l'alcoolisme constituent un réel danger pour la sécurité publique et pour l'avenir de la race française… nombre de débits de boissons s'augmentant sans cesse, trop de facilités au public, lequel sous prétexte de prendre des apéritifs, ne consomme, la plupart du temps, que des alcools frelatés qui, répétés chaque jour, amènent progressivement la dégénérescence de l'individu en augmentant le nombre d'aliénés qui deviennent une charge pour la société; que non seulement les malheureux atteints d'alcoolisme constituent un déchet pour la société, mais que le plus souvent, leur progéniture se ressent du terrible mal et produit elle-même une foule de déséquilibrés incapables de rendre aucun service à la collectivité; considérant que chez plusieurs peuples voisins, la suppression de l'alcool a produit les plus heureux résultats, d'abord en améliorant très sensiblement la santé publique et ensuite en provoquant l'épargne chez les individus, ce qui est constaté par l'augmentation croissante des dépôts dans les caisses publiques; convaincu que la suppression de l'alcool aurait chez le Peuple français les mêmes résultats, dans un sentiment patriotique, le Conseil Municipal émet le vœu quatre voix contre deux, que la vente de toutes les boissons à base d'alcool soit interdite sur tout le territoire français. Demande l'adoption de cette mesure par les pouvoirs publics ».
Cette mesure n'a pas dû avoir le succès escompté dans la mesure où de nombreuses délibérations, postérieures, autorisent les bouilleurs de cru à exercer leurs activités dans la Commune et notamment sur la place de la Pompe.
Théodore CHAMPY a géré, du mieux qu'il a pu, la Commune pendant la guerre et notamment le manque d'effectif dans le travail des champs et le personnel
communal.
En 1918, les mobilisés rentrent de la guerre et le village reprend ses activités normales. On décide de supprimer, à la demande de Monsieur FASQUELLE, éditeur (alors propriétaire de la maison Chasseloup), l'ancienne mare communale qui jouxtait sa propriété située place de la Mairie. Celle-ci était en effet complètement insalubre... Le terrain lui est vendu ensuite le 22 mai 1921.
André NORET (1919-1923)
André NORET est élu Maire le 10 décembre 1919. Sous son mandat, deux faits marquants se sont produits.
Le 9 août 1920, on érige le Monument au Morts. La place des Marronniers est choisie par référendum pour accueillir cette construction.
En novembre 1921, on décide de la pose des premiers poteaux indicateurs.
André NORET décède en 1923, ce qui amène Jacques PICHARD à assurer l'intérim de 1923 à 1925.
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Louis GRENIER (1925-1927)Louis GRENIER est ensuite élu Maire le 17 mai 1925 et démissionne le 14 juin 1927, mais on le reverra par la suite Il était marchand de ferraille. De nouvelles élections sont organisées le 19 juin suivant et Léon Jules LELOUP est élu Maire.
Léon LELOUP (1927-1933)
Léon LELOUP est élu Maire le 19 juin 1927 puis réélu le 17 mai 1929.
A noter, pour la petite histoire, qu'il avait créé, en 1931, une nouvelle taxe sur les chiens.
Il démissionne en juillet 1933.
Monsieur CHAMPY (1933-1935)
Monsieur CHAMPY est élu le 19 juillet 1933.
Monsieur BECK (1935-1937)
Monsieur BECK est élu Maire le 17 mai 1935.
Le 17 novembre suivant, il décide, avec son Conseil Municipal, de donner un nom aux rues importantes du Village (à la place des chemins vicinaux). C'est alors que sont dénommées la rue du Petit Jouy, la Grande Rue, la rue de Buc, la rue des Haies et la rue de la Plaine (depuis dénommée rue Guy Mocquet). On décide également de la pose de certaines plaques et d'écriteaux de signalisation.
C'est ensuite Monsieur MASSON, premier adjoint, qui fait fonction de Maire (dès décembre 1936) en l'absence de Monsieur BECK, malade.
Raymond CHAMPY (1937-1938)
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Raymond CHAMPY est élu Maire le 18 février 1937.
Son élection fut contestée par certains conseillers municipaux...
En juin suivant, le Conseil Municipal demande aux PTT l'installation d'un téléphone public et d'une boîte aux lettres au Petit Jouy. Les PTT ne répondent pas.
Raymond CHAMPY démissionne en janvier 1938.
Louis GRENIER (1938-1945)
Louis GRENIER a été de nouveau élu Maire le 29 janvier 1938.
Plusieurs faits ont marqué son mandat.
Le premier est l'acquisition d'un terrain en vue de la construction d'un groupe scolaire, l'école se trouvant dans les locaux de la Mairie. Ce projet fut suspendu pendant la guerre puisque les troupes allemandes y avaient installé des baraquements pour se loger.
Ensuite, la rue de Versailles, séparant les Commune des Loges et de Jouy, a été
rebaptisée rue Edouard Daladier.
Le 28 août 1944, à la Libération, sur convocation de Monsieur Gabriel SPILEERS, du groupe des FFI, et pour se conformer aux instructions du Conseil National de la Résistance, il est créé un comité local comprenant différents habitants de la Commune.
Louis VANDEMEULEBROUCK est désigné Président Administrateur Communal de ce comité. Le 30 septembre suivant, des élections sont organisées et il est élu Maire. Mais de nouvelles élections sont organisées le 12 novembre suivant et Louis Grenier est de nouveau élu Maire.
A noter qu'à cette époque, on ouvre une deuxième classe à l'école rue des Haies.
Gabriel SPILEERS (1945-1947)
Au lendemain de l'armistice, de nouvelles élections sont organisées aux Loges et le 18 mai 1945, Gabriel SPILEERS est élu Maire.
Le premier acte du Conseil Municipal d'après-guerre est d'adresser un message de félicitations et de reconnaissance au Général de Gaulle, Président du Gouvernement provisoire de la République et libérateur de notre territoire, ainsi qu'un message de reconnaissance aux gouvernements alliés (au Maréchal Staline, au Président Truman et à Monsieur Winston Churchill).
En juillet 1945, la Commune décide de vendre à l'administration des Domaines, qui en fait la demande, les trois baraquements laissés par les Allemands rue des Haies. Le prix est de 45.000 Francs.
En août 1946, le Conseil Municipal décide d'adhérer à l'Association des Maires de France et commence à s'impliquer dans les travaux d'aménagement de la Vallée de la Bièvre.
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Lucien GRENIER (1947-1949)
Le 24 octobre 1947, Lucien GRENIER, fils de Louis, est élu Maire.
On notera, pour la petite histoire, qu'en 1948, le Conseil Municipal formait (déjà !) le vœu que les lignes électriques soient souterraines et non aériennes.
Norbert CHANTEPIE (1949-1963)
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Norbert CHANTEPIE est élu Maire le 31 mars 1949, puis réélu le 7 mai 1953 et le 18 mars 1959.
Le 6 janvier 1951, Le Conseil Municipal, réuni de manière extraordinaire sous la présidence de Monsieur Edouard BONNEFOUS, alors Député de Seine et Oise, demande que le projet d'installation de la ligne électrique 60 kV soit de nouveau étudié en tenant compte des désirs exprimés par la Commune (son tracé ne pouvant en aucun cas être accepté); le Conseil Municipal souhaite voir protéger
l'ensemble de la vallée de la Bièvre au titre des sites par la voie de l'inscription afin que le caractère de cette vallée, auquel les populations sont attachées depuis
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toujours, soit maintenu dans l'avenir. Il s'agit là des prémices des futurs inscription et classement du site de la vallée de la Bièvre.
Le 14 novembre 1951, le Conseil municipal prend l'une des pires décisions (sur un plan patrimonial) en décidant de supprimer la couverture du lavoir du Petit Jouy.
C'est le début de la fin pour ce petit bâtiment.
Le lavoir du Petit Jouy
Le 15 novembre 1955, le Conseil Municipal décide que la Place de l'Église portera désormais le nom de « Place Louis Grenier », en hommage à celui qui fut Maire et Conseiller Municipal pendant de nombreuses années. L'inauguration a lieu en juillet 1956.
Le 9 juin 1956, le Maire est autorisé à effectuer toutes les démarches nécessaires à la révision du plan communal, pour permettre l'extension des périmètres d'agglomération et la possibilité de créer une zone de terrains à bâtir. Il s'agit là du début de l'extension des zones habitées de la Commune. On construit également un nouveau groupe scolaire.
Robert RAGEOT (1963-1971)
Robert RAGEOT est élu Maire le 30 mars 1963 puis réélu le 21 mars 1965.
Il crée, en avril 1964, le premier bulletin d'information communal et décide qu'il sera distribué à tous les Logeois gratuitement. L'ancêtre du Logeois est né...
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Son mandat fut marqué par les relations intercommunales.
Le 15 février 1964, il est crée, sous l'impulsion du Maire de Buc, une entente intercommunale pour la vallée de la Bièvre entre Buc, Jouy en Josas, les Loges en Josas et Toussus le Noble. On créé également un plan d'urbanisme intercommunal.
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En 1967, la Commune adhère au SIAVB et on crée une ZAD (zone d'aménagement différée) dans la zone industrielle où se trouve Air Liquide.
En 1970, on constate que cette entente intercommunale a des limites. Le Maire de Jouy de l'époque projette de fusionner nos deux Communes et les élus Logeois, considérant que cette initiative n'étant pas le fruit d'une véritable concertation (mais plutôt le seul souhait de la Commune de Jouy et/ou de son Maire) et que la méthode s'apparentant à un véritable diktat, rejettent à l'unanimité ce projet.
Il s'est beaucoup investi pour moderniser la Commune, notamment en matière d'assainissement. Ce qui lui faisait dire par la suite que ce qu'il avait fait en qualité de Maire ne se voyait pas très bien puisque c'était sous terre...
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Louis GERMAIN (1971-1975) Louis GERMAIN est élu Maire le 27 mars 1971. Il était Colonel et habitait rue de la Pointe dans le quartier de Midori. Le 3 avril 1971, la rue de Versailles est renommée rue du Général de Gaulle. Au début des années 1970, diverses décisions sont prises en vue de la transformation et de l'extension de notre village.
On aménage les routes, les trottoirs, les voiries, diverses zones, on crée des lotissements ainsi que des ZAC (zones d'aménagement concertées). Le conseil municipal est très attentif à la protection des espaces verts et aux nuisances liées à l'extension de l'aérodrome de Toussus le Noble. Il a entre autres créé, en 1971, l'ADRAT (association de défense des riverains de l'aérodrome de Toussus) dont il fut le premier Président. Le village se développe, l'éclairage public est installé dans certaines rues (en décembre 1974 dans l'avenue des Tilleuls) et un avant-projet de plan d'occupation des sols est établi.
Jacques FOY (1975-1985)
Jacques FOY est élu Maire le 15 mars 1975. Il est réélu le 19 mars 1977, le 17 novembre 1978 et le 11 mars 1983.
Ses différents mandats ont été marqués par deux aspects :
  • la poursuite de l'urbanisation de la Commune initiée par son prédécesseur. On décide ainsi de créer un droit de préemption urbain en 1976, de construire différents logements (lieudit Les Côtes, Hameau des Champs). On crée la ZAC de la Porte des Loges. On construit l'école maternelle. On décide du principe d'implanter un terrain de tennis et un terrain de football, ainsi qu'un ensemble de 25 pavillons.
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      - la protection de l'environnement. On aménage en 1976 la place de l'Eglise en jardin public. On conteste vivement le projet d'extension de l'aérodrome de Toussus le Noble. Le Maire et ses adjoints vont même jusqu'à démissionner de leurs fonctions le 21 mars 1978 suite à la décision du Conseil Général de créer une route départementale sur le territoire communal et de bloquer l'ensemble des projets d'urbanisme et d'aménagement de la commune du fait de ce projet.
Claude HORNUSS (1985-1995) Suite à la démission de Jacques FOY, Claude HORNUSS est élu Maire le 19 avril 1985. Il est réélu le 24 mars 1989.
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Le premier POS de la commune est approuvé en 1986 puis révisé en 1994 pour favoriser l'accession à la propriété et le logement aidé.
Le terrain de football est réalisé en 1987.
Un troisième terrain de tennis est réalisé.
La nouvelle école primaire et une mini- crèche voient le jour en 1991.
Claude HORNUSS, qui était premier adjoint de Jacques FOY, a poursuivi le travail effectué par ce dernier dans notre village.
Il s'est beaucoup impliqué au niveau de l'environnement et du monde associatif, et notamment contre les nuisance liées à l'aérodrome de Toussus le Noble.
Il est décédé le 7 octobre 2013.
Patrick CONFETTI lui a succédé en 1995.
Il a été réélu en mars 2001 et en mars 2008.
Qui sera le prochain ?
Synthèse réalisée par Richard DAUVET et Bénédicte VASSOR
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